Audiences publiques - 3
De Espace Citoyen.
Cinq personnes ont particupé à cette séance d'audiences publiques au Centre communautaire de Beauport, le 13 juin 2007
Le thème principal en a été les soins palliatifs à domicile, ainsi que la situation des proches aidants.
« Dans le réseau de la santé, on sait quoi faire, mais on n’a pas les moyens pour le faire ». Il y a des endroits où tout fonctionne très bien, mais personne ne le sait et ne se partage cette information. L’organisation des services est mal faite. Par exemple, la Société Alzheimer a reçu un don d’un million et demi de dollars pour faire du répit. Elle n’a réussi qu’à faire une immense bâtisse sans penser que cela coûterait le prix d’une chambre d’hôtel aux bénéficiaires pour y aller. Malgré tout, on a en général de bons soins.
C’est souvent les superviseures qui savent tout, mais les travailleuses sociales de terrain ne le savent pas malgré les réunions d’équipe. Mais les professionnels n’ont peut-être pas toujours le réflexe de consulter leur équipe de travail. Il y a probablement aussi un problème de formation continue. Tous les gens font du mieux qu’ils peuvent avec les moyens qu’ils ont. Il faut donc avoir les moyens de trouver la meilleure ressource facilement. Si tu connais le réseau ou si tu as une bonne travailleuse sociale, tu vas avoir ce que tu veux : ce n’est pas uniformisé. Il manque donc un regroupement de personnes qui ont du temps à donner et de personnes qui ont un besoin. Bien sûr, les CLSC sont censés avoir toutes les coordonnées des nombreux organismes communautaires (qui se recoupent beaucoup et ne couvrent pas tous les besoins), mais ils ne le présentent pas aux gens dans le besoin. Il devrait plutôt y avoir une ligne téléphonique et un catalogue dans toutes les maisons. Il n’y a pas non plus de centrale pour ramasser les équipements spécialisés (déambulateur…), surtout pour les personnes qui ne décèdent pas à l’hôpital. Il faudrait aussi une pochette rassemblant l’ensemble de l’information reliée au décès qui soit systématiquement distribuée aux personnes âgées de plus de 70 ans.
Les bénévoles devraient être dédommagés au moins pour les dépenses encourues puisqu’il faut avoir les aidants pour prendre en charge les aidés une fois en dehors du réseau de santé. De plus, il est difficile, si on n’a pas un proche avec une formation en santé, de vouloir mourir à domicile, notamment par manque de médecins qui font du domicile pour, minimalement, sécuriser la famille. On pourrait remplacer les médecins à domicile par des infirmières à domicile. De toute façon, il est probable que seules les personnes qui ne sont pas seules pensent à mourir à la maison. Actuellement, la personne qui décide de mourir à la maison a tout à payer alors qu’il n’en coûte rien de mourir à l’hôpital. D’ici 15 à 20 ans, il devrait y avoir l’euthanasie légale et ne plus avoir d’acharnement thérapeutique. Les services aux personnes âgées sont de toute façon très dispendieux. Malgré tout, le gouvernement gagnerait financièrement à offrir plus de services à domicile. Certains aidants naturels se sentent parfois gênés de demander des services parce qu’ils se sentent coupables de ne pas pouvoir les faire eux-mêmes. Certaines personnes en perte d’autonomie ne veulent pas se prendre de colocataire parce qu’elles sont habituées à vivre seules, même si c’est des gens de la famille, parce qu’elles sont parfois susceptibles et insécurisés. C’est à peu près la même chose pour la réception de services s’ils ne sont pas faits dans la façon de faire ou avec pudeur. Ainsi, certains aidés, surtout les hommes, ont aussi de la difficulté à recevoir des services d’inconnus; c’est souvent un traumatisme pour eux tout comme l’hospitalisation en est un autre. Le temps partiel y est aussi un problème, surtout en matière de suivi et de relation avec la personne aidée qui y trouve souvent son peu de social.
- Dépôt de mémoire
Le comité de soins palliatifs a un noyau dur de bénévoles pour la nuit, mais il devrait être doublé. Ce comité vient donc d’inviter les anciens employés de l’Hôpital Général de Québec à devenir bénévoles. Le comité doit cependant vendre du sucre à la crème pour obtenir les fonds nécessaires parce qu’ils ne savent pas à qui s’adresser au CSSS. Les comités de soins palliatifs avaient déjà de la difficulté à se rencontrer à 3 CHSLD initialement, ils sont maintenant incapables de se rencontrer à 8 dans le CSSS. Certains autres CHSLD s’inspirent ou s’informent tranquillement sur leur projet. Localement, ils ont à lutter pour défendre la particularité des bénévoles auprès des autres bénévoles, mais aussi des employés qui craignent pour leur poste. En matière de soins palliatifs autant à domicile qu’en institution, la Rive-Sud semble mieux aller que le grand Québec, peut-être parce qu’ils sont plus loin du grand centre. À domicile, il y a Albatros et des groupes de paroissiens qui font du soutien pour les soins palliatifs.
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