Audiences publiques - 4

De Espace Citoyen.

Quatre personnes ont participé à cette séance d'audience publique au Domaine Maizerets le 14 juin 2007


Le thème principal en a été la vie dans les résidences privées.


Un participant s’interroge sur ce qui fait que les résidences privées ne sont pas contrôlées, notamment au niveau des prix. En effet, il s’est absenté 3 ans de sa résidence et a vu son loyer (avec sonnette dans la chambre et dans la salle de bain, mais pas dans la cuisine) augmenter de 300 $ malgré une diminution de la qualité des services. Par exemple, son infirmière était autrefois présente 5 jours par semaine. Elle est maintenant rendue à quatre jours par semaine pendant lesquels elle fait notamment de l’administration. De plus, le médecin de sa résidence est décédé subitement et depuis, il n’y a plus de médecin et la résidence doit diriger ses résidents à l’urgence. Ce participant trouve que, curieusement, ces hospitalisations surviennent surtout le soir avec retour à la résidence le lendemain matin. Il mentionne quand même que les loisirs et la nourriture sont quand même bien. Cependant, lui qui a toujours eu plusieurs animaux en même temps à la maison, ne s’est vu autoriser qu’à garder un chat et doit presque se cacher pour le faire. Les frais mentionnés précédemment sont sans compter les repas qui sont vendus à la carte. Selon lui, il n’y a plus de comité de résidents dans sa résidence parce que c’était un nid de problème. Ce même participant a aussi fait affaire, pour sa femme, avec une résidence de transition privée qui lui a chargé 1 mois qu’il n’a pas utilisé parce qu’il n’avait pas annoncé un mois à l’avance qu’il allait quitter. Cette résidence a aussi chargé 0.73 $ l’unité les couches qu’ils ont décidé de lui mettre parce que c’est plus rapide. Pourtant, le personnel y est mal payé. Ce même participant reçoit aussi ses prises de sang du CLSC à domicile, mais a eu de la difficulté à les obtenir. Malgré le fait qu’il ait 85 ans, il fait encore du bénévolat au Christ-Roi. Il mentionne avoir, dans le passé, refusé d’héberger sa mère en fin de vie et refusera de se faire héberger par ses enfants afin de ne pas briser leur couple ou leur famille.


Selon un autre participant ex-infirmier, les intentions des CLSC, CHSLD et CSSS étaient corrects, mais on a oublié de les évaluer. Par exemple, il pense que la population abuse des services de santé et se dirige pour n’importe quoi dans les hôpitaux plutôt que vers les CLSC. Il en serait ainsi parce que ces derniers sont toujours fermés et parce qu’il y a un savoir médical de base qui s’est perdu dans la population générale. Cela explique en partie le débordement de travail des professionnels, mais il l’explique aussi par la tenue de dossier qui prend trop de place. Il constate aussi que les professionnels ne se présentent pas et ont leur carte d’identité cachée par la ceinture ou le décolleté. Il trouve aussi que les professionnels ont aussi tendance à disparaître tous en même temps pendant de longs moments. Il trouve qu’il faut cesser de multiplier les paliers bureaucratiques et qu’il faut former les infirmières moins sur la théorie et plus en pratique. Finalement, il trouve qu’il faut que les infirmières aient plus de responsabilités malgré qu’il attribue cette situation à l’Ordre des infirmiers. Pour ce participant, placer une personne en résidence est un travail de longue haleine qui doit être effectué par une seule et même personne. Il considère aussi que, en résidence, il faut rassembler les gens semblables ensemble (personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, jeunes…). Il constate aussi que le vouvoiement est de retour dans les résidences et qu’il n’y a plus de « pépère » et de « mémère ». Finalement, il rappelle que certaines personnes âgées sont insécurisées et qu’on désoriente les personnes avec déficits cognitifs en les déménageant trop souvent.


Une participante mentionne avoir reçu des services à domicile 2 fois et tout a été merveilleux et qu’il n’y a pas eu d’attente. Elle trouve qu’on compte trop sur le bénévolat et qu’il détruit des postes de professionnels. Elle a notamment connu une responsable de petite résidence privée qui a tout fait pour que les bénévoles et le personnel soient le moins souvent possible avec les résidents séniles.



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