Centre de jour - 1
De Espace Citoyen.
Groupe de discussion dans un Centre de jour réunissant 12 personnes âgées avec déficit cognitif et une travailleuse sociale - le 6 juin 2007
- Les personnes vivant chez elles (maison ou appartement)
Elles s’arrangent avec leurs conjoints pour la vie quotidienne. L’aide offerte par les enfants varie d’une personne à l’autre; les enfants sont occupés par leur emploi, mais une personne habite juste au-dessus de chez sa fille qui l’aide beaucoup. Parfois, ces personnes s’offrent de l’aide ménagère pour les gros travaux. Une personne atteinte du syndrome d’Alzheimer a déjà profité d’un service d’hébergement temporaire offert par le réseau, ce qui a donné du répit à sa conjointe, « proche aidante ». Il a trouvé ce lieu merveilleux car il y était bien et pouvait recevoir de la visite, mais il regrettait de ne pouvoir en sortir seul. Les liens familiaux restent primordiaux pour ces personnes qui vivent chez elles. Si leurs enfants ne sont pas « corrects », ils le leur disent. Une dame a affirmé qu’elle préfèrerait mourir que de devenir dépendante et devoir recevoir des services offerts par des personnes extérieures à sa famille. Pour une dame, l’important est d’avoir sa maison propre, un mari gentil, que sa famille soit heureuse et que le réfrigérateur soit plein. Ainsi, parce qu’il faut garder la maison propre, elle n’a pas le temps de faire du bénévolat.
- Les personnes vivant en résidence privée avec services
Les personnes présentes qui vivent en résidence ont toutes déclaré être satisfaites de leur vie quotidienne. Un vétéran de la Deuxième guerre mondiale apprécie de n’avoir plus aucune corvée ménagère à effectuer. Il est libre de sortir et faire les activités de son choix. Les activités organisées dans les résidences sont intéressantes (activité physique, danse), mais peu nombreuses. Certains, toutefois, n’aiment pas beaucoup la vie de groupe et les contraintes qu’elle entraîne (repas à heure fixe, par exemple). Une dame indiquait que ses petits-enfants n’aimaient pas venir la voir car il n’y avait pas, dans sa résidence, de petit salon agréable pour recevoir une famille avec des enfants.
- Les soins de santé et les services sociaux
Un participant a témoigné du report inexpliqué, à deux jours d’avis, d’une opération nécessaire et planifiée depuis un mois. Il ne sentait pas qu’il avait du pouvoir sur le système de santé. Ou sur ce qui s’y passe. Il estime que les médecins de famille sont difficiles à trouver. Ils apprécient tous leur sortie hebdomadaire au Centre de jour. Ils s’y divertissent et font de l’activité physique. Ils y viennent en transport adapté. Ils n’ont pas beaucoup d’information sur les services offerts par le CLSC. Ils constatent que leur conjointe ou conjoint les aident beaucoup. « Tant qu’on n’a pas de problème, on ne pense pas nécessairement à chercher l’information sur les services du CLSC ».
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