Centre de jour - 4

De Espace Citoyen.

Groupe de discussion dans un Centre de jour, réunissant 9 personnes âgées dont 3 vivent en résidence privée - le 11 juin 2007


La vie en résidence ou en CHSLD

  • Le respect et la dignité

Certains employés tutoient les résidents et ne réalisent pas que cela puisse être dérangeant pour eux, mais les personnes âgées ne s’en plaignent pas assez. Les gens présents trouvent que les services qu’ils ont sont généralement bons, mais que le personnel est visiblement débordé. Par contre, un participant mentionne que certains résidents abusent du personnel, donc de son temps et son énergie. Selon les participants, il y a souvent des conséquences négatives pour les personnes âgées qui portent des plaintes en résidences privées.


  • La nourriture

Une personne âgée vivant dans une résidence privée mentionne que la nourriture (surtout les repas principaux) est infecte depuis que la cuisinière est devenue directrice, ce qui l’a forcé à faire de la sous-traitance. La directrice lui a même demandé de ne pas dire qu’elle n’aime pas la nourriture, car cela influence le comportement des autres participants. Cette dame s’inquiète pour sa santé et celle des autres résidents, parce que les journaux ont mentionné que les légumes trop cuits sont néfastes pour la santé et que c’est le cas dans sa résidence. Elle aimerait porter plainte mais ne sait pas où le faire. Selon elle, ce n’est pas tout le monde qui s’empêche de manger dans sa résidence, certains par déficience, certains par besoin, certains par gêne. La nourriture est souvent « récupérée » dans le prochain repas. La personne qui dessert les tables devrait demander si la nourriture était bonne et rendre ces commentaires aux cuisiniers, et ce, malgré ce que la direction en pense financièrement. Selon une aînée d’une autre résidence privée, la mauvaise nourriture y est souvent cachée sous la sauce ou la panure.


  • Les visites de la famille

En général, les gens présents sont satisfaits des dispositifs offerts pour faciliter les visites agréables. Dans les résidences assez grandes, il y a des salles pour recevoir les proches ailleurs que dans les appartements. Le stationnement est souvent gratuit et les proches peuvent venir manger avec les personnes âgées.


  • L’accès aux médecins

Certains expliquent que le médecin de leur résidence vient une fois par mois, mais s’il y a un besoin, il est possible d’appeler la secrétaire du médecin, et non les infirmières de la résidence, pour qu’il vienne plus souvent.


  • Les visites du CLSC

Un participant mentionne que les résidences privées, notamment la sienne, n’aiment pas que leurs clients reçoivent les services du CLSC. Les gens présents trouvent que les délais pour obtenir les services du CLSC ne sont généralement pas trop longs, sauf lorsque l’intervenant responsable quitte son poste. Le patient doit alors faire lui-même son suivi.

Un patient a mentionné que son psychologue du CLSC a manqué un peu de discrétion en parlant de son cas avec la direction de la résidence.


  • Les médicaments

Certains participants mentionnent que parfois, les infirmières oublient les soins médicamenteux.


Personnes vivant à domicile:

  • Les activités et les sorties

Le retour en voiture taxi est souvent long à arriver et les personnes qui ne peuvent pas attendre debout longtemps doivent alors appeler 2-3 fois avant de revenir chez elles. C’est souvent dû au fait que les chauffeurs se pointent 15 minutes avant le temps ou ne sortent pas de leur voiture pour aller voir au point de rendez-vous. Cependant, dans ces cas-là, le chauffeur fait un rapport à la direction. De plus, le transport adapté appelle souvent pour retarder le départ, surtout quand ce n’est pas pour un rendez-vous médical. Les chauffeurs sont sympathiques, mais ils ne tiennent pas souvent compte des notes au dossier, notamment lorsqu’il est inscrit que la personne peut ou ne peut pas s’asseoir à l’avant. Malgré tout, les participants sont bien conscients que s’ils n’avaient pas le transport adapté, ils ne sortiraient pas du tout, car c’est beaucoup moins cher qu’un taxi.


  • Les médecins, hôpitaux et CLSC

Une participante a apprécié ses soins en convalescence alors qu’une autre y a été refusée. Quelqu’un d’autre soupçonne que les médecins de l’Hôpital Laval renvoient plus rapidement les patients à domicile puisqu’ils sont à côté du Centre La Roseraie.

Une participante ayant de la difficulté à se déplacer mentionne s’être rendue souvent à l’urgence cet hiver, sur demande des médecins. Pourtant, elle croit maintenant que le CLSC aurait pu lui-même l’aider, mais elle ne connaissait pas encore leurs services.


  • Le centre de jour

Deux participants ont eu l’information sur le centre de jour par une infirmière à domicile. Un autre l’a eu de son physiothérapeute, mais cela a pris un an avant d’y avoir accès. Une autre participante l’a su par une amie et une autre par sa belle-fille, qui a appelé après que le médecin le lui ait recommandé après son AVC. Une participante mentionne qu’il devrait y avoir plus de publicité à ce sujet, car beaucoup devrait pouvoir en profiter.

La nourriture, les activités et le personnel sont parfaits, en particulier le chauffeur qui prend le temps d’aider. Cependant, ses remplaçants ne connaissent pas bien l’horaire et ne sont pas aussi serviables.



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