Quelques chiffres
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Démographie
En 2006, dans la région de Québec, on comptait une population totale de 671 468 personnes dont 15,3% de personnes de 65 ans et plus(1), c'est-à-dire quelque 102 735 personnes.
La même année, la ville de Québec comptait 498 600 personnes (2) et donc 76 285 personnes de 65 ans et plus.
En 2002, les gens âgés de 65 ans et plus représentaient 13,1% de la population du Québec. Les études démontrent que les aînés sont, tout comme les personnes de 0 à 50 ans, un groupe très diversifié selon leurs tranches d'âge (de 65 à 74 ans, de 75 à 84 ans, etc.) mais encore plus sur le plan familial, social, économique, culturel, tout autant que sur le plan de la santé mentale et physique. Ils n'ont pas les mêmes études, les mêmes expériences, les mêmes aptitudes, les mêmes tempéraments. Et ils sont des personnes à part entière qui apportent une contribution réelle à la société (le 2e thème de la consultation est consacré à ce sujet).
Plus de 60% des personnes âgées sont des femmes : c'est ce qu'on appelle la féminisation de la vieillesse. Les hommes meurent plus jeunes dans l'ensemble. Et à mesure que les gens vieillissent, la proportion des femmes augmente. Lorsqu'on considère le groupe des 90 ans et plus, on trouve trois fois plus de femmes que d'hommes! Il survit proportionnellement si peu d'hommes, qu'on arrive à cette drôle de constatation : 63% des femmes vivent seules alors que 73% des hommes vivent en couple (3).
Notes
(1) Le Québec chiffres en main, Éd. Institut québécois de la statistique, 2007, p. 44.
(2) Le Québec chiffres en main cité ci-dessus, p. 10.
(3) Conseil des aînés, Avis sur les orientations d'une politique de vieillissement, 1998, « La réalité des aînés québécois » Résumé, p. 4. - Statistiques de 1995.
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Économie
Le niveau de vie des aînés s'est beaucoup amélioré depuis les années soixante-dix. La pauvreté a reculé! En 2003, dans la Capitale-Nationale, 62 830 personnes étaient dénombrées comme personnes à faible revenu et de ce nombre 1980 étaient âgées de 65 ans et plus (1).
Mais la pauvreté subsiste pour bon nombre de personnes âgées qui vivent avec comme seules sources de revenus la pension de la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti (50% des aînés du Québec le recevaient en 1998). Passe encore pour les couples, mais les personnes seules n'arrivent pas toujours à boucler leur budget. Et bien des femmes qui n'ont pas travaillé contre un salaire, et qui n'ont donc pas de revenus de retraite proprement dits, ou encore qui n'ont pas touché d'assurances, se retrouvent parmi elles.
Même si, dans l’ensemble, le bien-être économique des aînés s’est amélioré au cours des dernières décennies du XXe siècle, il subsiste un
écart entre les aînés immigrants et les aînés non immigrants. « En 1995, les immigrants âgés (hommes) avaient un revenu inférieur de 8,5 p. 100 à celui des hommes nés au Canada et les immigrantes âgées avaient un revenu inférieur de 9,2 p. 100 à celui des femmes nées au Canada. Chez les immigrants âgés, surtout
chez les femmes, le taux de pauvreté est plus élevé que chez les aînés nés au Canada. En 1995, 17,5 p. 100 des immigrants âgés et 26,5 p. 100 des immigrantes âgées avaient un faible revenu, comparativement à 11,5 p. 100 des aînés non immigrants et à 23 p. 100 des aînées non immigrantes » (2).
La pauvreté influe beaucoup sur la qualité du logement. La Société d'habitation du Québec (SHQ) « signale que les problèmes d'accessibilité financière au logement se concentrent majoritairement chez les locataires âgés, alors que 48% des ménages locataires dont le soutien est âgé de 55 ans ou plus doivent consacrer plus de 30% de leur revenu pour se loger...» (3)
Pensons du même coup que la pauvreté influe beaucoup sur la qualité de l'alimentation, la santé et le bien-être de ces aînés. La lutte contre la pauvreté n'est-elle pas une porte grande ouverte par où s'introduire pour aider les aînés ?
Note
(1) Le Québec chiffres en main, Institut de la statistique du Québec (ISQ), Éd. 2007, p. 46, tableaux 1,2,13.
(2) Conseil consultatif national sur le troisième âge, Aînés en marge : Les aînés des minorités ethnoculturelles, 2005.
(3) Une pleine participation des aînés au développement du Québec - Rapport de l'équipe de travail, p. 32, citant P. Viannay et F. Renaud, Les aîné(e)s et le logement : un profil quantitatif de la situation résidentielle des aînés au Québec, Société d'habitation du Québec, collection Profil, 2000, p. 90
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Bonheur et bien-être
Parmi les aspects plus positifs, les personnes âgées en 1998 constituaient le groupe où on rencontrait le moins de personnes souffrant de détresse psychologique (15,4%). Les Québécois de 65 ans et plus ont en outre dans l'ensemble une bonne image d'eux-mêmes et ils « sont satisfaits ou très satisfaits de leurs vie en général, de leurs habitations, et même de la solitude. La majorité d'entre eux ne redoutent ni la vieillesse, ni la mort, mais sont inquiets devant l'éventualité de devoir, un jour, dépendre des autres.»(1)
Ces chiffres ne doivent pas masquer les problèmes de santé mentale (voir ci-dessous).
Note
(1) Conseil des aînés, Avis sur les orientations d'une politique de vieillissement, 1998, « La réalité des aînés québécois » Résumé, pages 7 et 10; aussi Les personnes âgées et les solidarités. La fin des mythes de Jacques Roy, aux éditions de l'IQRC, 1998, entre autres, page 45.
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Santé physique
Entendons-nous tout de suite : le vieillissement n'est pas une maladie. En 2005, le Québec comptait environ 1 million de personnes âgées de 65 ans et plus dont la majorité était autonome, en santé, active sur le plan social et indépendante sur le plan économique (1). Mais, bien sûr, statisticiens et chercheurs qui étudient la population dans son ensemble observent que les maladies et leur gravité augmentent avec l'âge. Quels sont les principaux problèmes de santé dont souffrent les personnes âgées?
Le Plan d'action 2005-2010 du MSSS mentionne que, par ordre d'importance, du côté proprement physique, l'arthrite et le rhumatisme, les maladies cardiaques, les maladies de l'œil, l'hypertension et sa suite de complications, les problèmes de vision et d'audition, les troubles cognitifs et les démences, les fractures dues aux chutes et les accidents cérébraux vasculaires sont à l'origine d'incapacités diverses et de pertes d'autonomie (2). Peut-on aussi se demander si, sur le plan psychosocial, la solitude et l'insécurité, la dépression et l'alcoolisme ne sont pas aussi des problèmes qui contribuent au besoin d'aide?
Les incapacités les plus répandues chez les personnes de 65 ans et plus sont associées à la mobilité (29 %), à l’agilité (25 %), à l’audition (14 %) aux activités intellectuelles et à la santé mentale (8 %). Elles peuvent à leur tour entraîner une restriction des activités. Plus les incapacités sont graves et nombreuses, plus elles risquent d’entraîner une restriction d’activités et, à la limite, la dépendance envers les autres. En 1998, 42 % des aînés du Québec, soit 340 000 personnes, disaient présenter une incapacité. Pour la moitié d'entre elles, l'incapacité identifiée était légère, mais pour l’autre moitié, elle était modérée ou grave (figure 9). Près des deux tiers des aînés qui déclarent des incapacités en cumulent deux ou plus (3).
Quand une personne âgée souffre d'une ou de plusieurs incapacités par suite d'une maladie, non seulement faut-il soigner la maladie, mais il faut aussi « soigner la vie » pour lui permettre de vivre de façon la plus autonome possible. Il lui faut ainsi deux types d'aide : des soins de santé et une réorganisation de la vie pour parer aux difficultés qu'elle éprouve, ce qui s'appelle le soutien à domicile. Pour la santé, on s'adresse au médecin, à l'hôpital. Mais pour le « soutien à domicile », sait-on où s'adresser ? L'accepte-t-on aussi facilement que l'ordonnance du médecin ? Il semble que non. Pourquoi cela paraît-il plus difficile ? Qu'est-ce qui s'y oppose si farouchement ?
Notes
(1) Données tirées du document MSSS, Un défi de solidarité. Les services aux aînés en perte d'autonomie - Plan d'action 2005-2010 Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), p. 11 et suivantes.
(2) Plan d'action 2005-2010, cité ci-dessus, pages 17 et 18.
(3) Institut de la statistique du Québec (2001a). Enquête québécoise sur les limitations d’activités 1998. Ste-Foy : Institut de la statistique du Québec (Collection la santé et le bien-être), 440 p. et annexes. Ci-dessus indiqué (ISQ 2001a) suivi de « : » et du numéro de page.
Ouvrage cité dans Chantale Lefebvre. Un portrait de la santé des québécois de 65 ans et plus, dans Portrait de santé – le Québec et ses régions. Institut national de la santé publique du Québec. 2003.
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Santé mentale
La santé mentale d’un individu dépend de six facteurs : (1)
1 - L’acceptation de soi, ce qui signifie avoir une appréciation positive de soi ;
2 - Avoir des relations positives avec les autres, ce qui signifie être en mesure d’établir des liens d’amitié et d’intimité, de se faire de nouveaux amis ;
3- L’autonomie, qui fait référence à la capacité d’auto-détermination ;
4 - Maîtrise du milieu, ce qui signifie qu’une personne a le sentiment d’avoir le contrôle de sa propre vie ;
5 - Donner un sens à sa vie, avoir des objectifs et une orientation, et avoir la conviction que la vie vaut la peine d’être vécue ;
6 - La croissance personnelle, ce qui signifie sentiment de développement et d’enrichissement personnels continus.
Les troubles cognitifs (maladie d’Alzheimer et autres formes de démence) figurent parmi les problèmes des personnes âgées qui préoccupent le plus les intervenants, les experts et les familles. En effet, si on s'inquiète de savoir qu'un proche âgé souffre d'hypertension ou de problèmes cardiaques, l’appréhension que suscitent les comportements d'une personne qui présente des signes de confusion est souvent très vive. Considérant que ces troubles sont beaucoup plus répandus chez les personnes très âgées (33 % des 85 ans et plus, comparativement à 11 % chez les 75-84 et à 2 % chez les 65-74 ans, d’après la Société Alzheimer Canada), plusieurs experts croient que la prise en charge des démences sera le principal défi des prochaines années, avec l’accroissement déjà amorcé de la population très âgée.
Dans quelle mesure ces troubles cognitifs sont-ils actuellement répandus parmi les aînés ? La Société Alzheimer Canada estime qu’en 2001, 85 050 des aînés québécois étaient atteints de démence, dont : 55 580 de la maladie d'Alzheimer ; 29 470 des autres démences (2). D’après la Société Alzheimer Canada, la moitié des personnes atteintes de démence vit dans la collectivité tandis que l'autre moitié vit en établissements spécialisés. Selon des spécialistes de la question géronto-gériatrique, réunis en 2000 par le Conseil des aînés, l’hébergement demeurera d’ailleurs le principal coût de la démence. On souligne aussi la détresse des aidants, essentiellement des femmes (3). Ces deux aspects, l’un financier et l’autre social, figurent ainsi comme jalons de la réflexion amorcée autour de ce phénomène, appelé à s’amplifier au même rythme que s’accroît la population âgée et surtout très âgée.
L’anxiété et la dépression coexistent souvent dans la population âgée (3). Une vaste enquête épidémiologique a démontré que 33 % des personnes âgées qui souffraient de dépression étaient aux prises avec de l’anxiété (3).
Notes
(1) Conseil consultatif national sur le troisième âge, Mars 1991.
(2) Site internet de la La Société Alzheimer - Canada
(3) Chantale Lefebvre. « Un portrait de la santé des québécois de 65 ans et plus », dans Portrait de santé – le Québec et ses régions. Institut national de la santé publique du Québec. 2003. p. 20. ou http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/180_PortraitSantePersonnesAgees.pdf
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Les médicaments
Selon le rapport du comité sénatorial sur le vieillissement (mars 2007), en 2003 au Canada, neuf aînés sur dix vivant dans un logement "naturel" ont signalé avoir pris au moins une sorte de médicament au cours du mois précédent; la moyenne était de trois médicaments. Ces taux élevés de médication, surtout l’usage de plusieurs médicaments, rendent importante la question de la sécurité des médicaments, notamment en ce qui a trait à d’éventuelles interactions médicamenteuses (1). Des études ont révélé que dans 18 à 50 p. 100 des cas, les personnes âgées ne respectent pas la posologie. Il n’est donc pas étonnant qu’entre 19 et 28 p. 100 des hospitalisations de patients de plus de 50 ans sont imputables à des problèmes de médication (2).
Dans le domaine de la santé mentale aussi, les personnes âgées sont de grandes consommatrices des services pharmaceutiques, entre autres, des benzodiazépines (BZD), ces composés chimiques utilisés comme anxyolitiques (contre l'anxiété) et antidépresseurs (contre la dépression). Bien que ce soit une ordonnance inappropriée, les personnes âgées consomment souvent des BZD à longue demi-vie. Les problèmes de santé mentale sont aussi associés à une plus grande utilisation des services de santé et à la consommation de psychotropes (Préville et al., 2002). Or, bien que cette consommation soit justifiée dans plusieurs cas, la consommation prolongée de psychotropes (nom donné à un ensemble de médicaments qui agissent sur le psychisme) et les ordonnances potentiellement inappropriées (OPNA) sont des phénomènes fréquents pouvant affecter de façon importante le fonctionnement des personnes âgées.
Une étude sur la consommation de psychotropes chez les personnes âgées de la région de Montréal montre une forte consommation de psychotropes chez celles qui vivent dans un logement «naturel» , les taux étant nettement plus élevés chez les 65 ans et plus (22 %) en comparaison des 18 à 64 ans (9 %). Or les personnes âgées sont aussi les plus vulnérables aux effets secondaires de cette classe de médicaments. D'autres données ont aussi révélé qu'au Québec, 35,3 % des personnes âgées avaient consommé des anxiolytiques-sédatifs et hypnotiques (ASH) au cours des 12 mois suivant l'enquête. Alors que les personnes âgées du Québec ne représentent que 12 % de la population, elles consommeraient le tiers des ASH prescrits. Cette consommation importante de psychotropes n'est pas un phénomène propre aux aînés vivant au Québec ou au Canada car on retrouve des statistiques similaires en France, en Finlande, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande où les taux de consommation de psychotropes chez les personnes âgées varient entre 16 % et 27 %. (3).
Notes
(1) Agence de santé publique du Canada, Chez soi en toute sécurité, Ottawa, 2005, p. 21.
(2) Conseil consultatif national sur le troisième âge, 1999 et après – Les défis d’une société canadienne vieillissante, Ottawa, 1999, p. 37-38.
(3) Riou A., O. Lemoine (2006). Les facteurs associés à la consommation de psychotropes chez les personnes âgées de la région de Montréal, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 38 p.
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Logement
Quelques chiffres et des questions
En 2004, 96% des personnes âgées vivaient à domicile, ce qui comprend maisons, logements, appartements et divers types de résidences pour personnes âgées avec services; seuls les 4% restant vivaient en « hébergement » dans un centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) public ou privé conventionné (1). Au total près de 20% de la population âgée recevait de l'aide d'origine publique ou communautaire.
Dans le portefeuille de l'État, soigner le petit nombre de personnes qui vivaient en 2001-2002 dans les CHSLD (publics et privés conventionnés) coûtait beaucoup plus cher (71%) que toutes les autres dépenses réunies (29% : services à domicile, soutien à la communauté, centres d'accueil, etc.) du programme-services intitulé « Pertes d'autonomie liées au vieillissement »(2). Ici comme en France, « [l]e choix [politique] du maintien à domicile est clairement lié à la diminution des coûts et à l'implication des famille » d'où un « glissement progressif et insidieux entre incitation et culpabilisation des familles » (3).
Un communiqué de l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs publics et parapublics lance ce cri d'alarme :
« ...Dans un état de situation sur les milieux de vie substituts pour les aînés en perte d'autonomie dévoilé en février 2007, le Conseil des aînés insistait sur "l'urgence d'agir dans le secteur des milieux de vie substituts, notamment en ce qui concerne l'accès à un nombre suffisant de places pour accueillir la clientèle." Selon le Conseil des aînés, le "nombre de places dans le réseau des CHSLD n'a pas cessé de diminuer depuis l'an 2000. Pourtant, le nombre de personnes âgées augmente.". Le Conseil des aînés concluait en signalant que, bien "que plusieurs actions gouvernementales soient prévues (...), les délais de réalisation et l'absence du financement requis contribueront à en limiter la portée ou, même, à en empêcher la réalisation. »
En dehors des questions entourant le budget de l'État, et en ne pensant qu'aux services dont les personnes âgées ont besoin, êtes-vous d'accord avec l'idée du soutien à domicile ? Pensez-vous que c'est ce qui assure la meilleure qualité de vie aux personnes âgées ? Croyez-vous qu'un plus grand nombre de places en CHSLD soient aussi nécessaires ?
Notes
(1) Pour se retrouver dans le type d'hébergement : la Loi sur la santé et les services sociaux donne le nom d'établissement à « toute personne ou société qui exerce des activités propres à la mission de l'un ou de plusieurs centres visés à l'article 79 »; et, peut-on ajouter, qui détiennent un permis en vertu de cette Loi. Entre autres centres, on trouve les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD), dits aussi centres d'hébergement « publics », « privés conventionnés » ou « privés non conventionnés », les centres hospitaliers de soins généraux et spécialisés (CHSGS) et les centres de réadaptation. On trouvera plus de détails en utilisant le lien ci-dessus pour lire directement la Loi à partir de l'article 79 ou en se rendant au site de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale.
(2) Données tirées du document Un défi de solidarité : Les services aux aînés en perte d'autonomie - Plan d'action 2005-2010, Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), p. 15 et suivantes.
(3) Magalie Bonnet, Vivre âgé à domicile. Entre autonomie et dépendance. Éd. L'Harmattan, 2001, p. 18.
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La fin de vie
L’avis Pour une plus grande humanisation des soins en fin de vie, publié par le Conseil de la santé et du bien-être en avril 2003, révèle que, malgré l’implantation dans les années 1970 des services de soins palliatifs en milieu hospitalier, seulement 5% des personnes qui pourraient en bénéficier en reçoivent (données de 2000, Canada). Aussi, 87% des Québécois(es) meurent à l’hôpital alors que la majorité des gens désirent mourir à domicile. Le souci d’humaniser les soins en fin de vie témoigne de la volonté de soulager la souffrance des mourants ainsi que respecter leurs choix concernant leurs derniers moments.
Selon une enquête menée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) entre 1997 et 2001 à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, près de 20% des décès susceptibles de bénéficier de soins palliatifs de fin de vie surviennent dans les établissements de soins de longue durée (CHSLD et résidences privées conventionnées pour personnes âgées). Pour la population de 80 ans et plus ce pourcentage atteint 32 %.
Lien vers la section sur les soins palliatifs
Pour participer à l'évaluation de ces moyens d'information, veuillez contacter Pierre-Luc Lévesque au dialogue@espacecsb.com. Merci!
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